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TECHNIQUE -Plongée épaves -Qu'est-ce que 'DIR' |
Les épaves ont toujours attiré les plongeurs, tenant à la fois du jeu de piste, de la chasse au
trésor, de la recherche historique et de l'émotion propre aux sanctuaires engloutis. Néanmoins,
contrairement à ce que certains pensent, il s'agit bien d'une technique à part entière, et elle
est bien souvent plus proche de la plongée spéléo que de la plongée loisir.
En fait si l'on regarde très objectivement les choses, il n'existe pas un type de plongée sur épaves mais trois :
La pénétration limitée à la zone de lumière naturelle n'implique que peu ou pas de contraintes additionnelles. Le plongeur ayant toujours en visuel la sortie, il n'y a donc aucun risque de se perdre et il peu sortir très rapidement de l'épave si le besoin s'en fait sentir. Il faut tout de même se méfier des sédiments et de la poussière de rouille souvent accumulés dans les épaves : un palmage un peu trop énergique ou un peu trop près du fond peu soulever un nuage pulvérulent qui peu dans certain cas obscurcir complètement l'environnement du plongeur et lui masquer la sortie. On adoptera donc dans ce cas la même technique de palmage que les plongeurs spéléo, à savoir les jambes repliées et palmes vers le haut, le déplacement d'eau se fait alors suffisamment loin du sol. On profitera également, chaque fois que c'est possible, de l'épave elle-même en se halant avec les bras en faisant attention à l'état des points d'accroche et aux arrêtes souvent vives. On veillera également à ce que les plongeurs présents à l'intérieur de l'épave au même moment soit peu nombreux. De même on ne fera rentrer, même partiellement, dans une épave que des plongeurs ayant un minimum de pratique. La pénétration et l'exploration d'une épave est quant-à elle une technique à part entière et elle nécessite de maîtriser un certain nombre de pratiques indispensables. Outre un matériel adapté et différant quelque peu de celui du plongeur classique, les plongeurs se livrant à ce genre de pratique doivent dominer la plongée technique et la progression sous plafond. On parlera de plongée épave technique à partir du moment ou le plongeur pénétrera dans l'épave hors de vue de la sortie, sans accès direct à la surface. Dans tout les cas on utilisera un fil d'Ariane fixé solidement à l'extérieur de l'épave, voire au mouillage que l'on déroulera durant toute la progression. Il existe différents types de moulinets disposant de longueur de fil allant de 40m à 260m ce qui est largement suffisant pour la plupart des explorations. Ce fil ne doit en aucun cas traverser le passage et doit toujours être tendu. Une bonne solution est de l'accrocher régulièrement aux aspérités de la paroi à intervalle régulier, les élastiques conviennent très bien à ce rôle. Attention toutefois, le tout devra pouvoir être manipulé avec des gants parfois épais et peu souples, ne les choisissez donc pas trop petits ni trop fins. Bien entendu, comme dans toute progression sous plafond, on veillera à ce qu'aucun équipement ou partie d'équipement ne puisse s'accrocher, on utilisera au besoin des mousquetons, du ruban adhésif (du type de ceux utilisés par les électriciens) des élastiques chirurgicaux pour tout attacher au plus prêt du corps du plongeur. A cet égard on proscrira bien évidemment le couteau attaché au mollet cher à certains plongeurs et on lui préférera une cisaille ou un coupe-fil que l'on fixera sur la poitrine ou à la rigueur au niveau de l'épaule. Il sera également nécessaire de maîtriser les techniques permettant au plongeur de se démêler d'un fil d'Ariane sans pour autant briser le lien qui le ramène à la sortie. Certaines épaves sont profondes et sont accessibles soit à l'air soit nécessitent l'utilisation de mélanges synthétiques (Trimix) pour assurer la sécurité des plongeurs. Dans ces cas ont utilisera généralement des mélanges suroxygénés (Nitrox) durant les paliers pour améliorer la décompression. Comme dans toute plongée sous plafond, la consommation sera à surveiller et on appliquera la règle des tiers : un tiers pour l'allé, un tiers pour le retour et en tiers en sécurité. Dans des conditions difficiles (courant, eaux très froides…) on pourra appliquer des règles plus restrictives (quarts, cinquièmes…). Outre le matériel adapté (voir matériel) on veillera à emporter un parachute, de préférence de gros volume afin de pouvoir effectuer en sécurité les paliers en cas de perte du mouillage. On veillera à identifier chaque bouteille de gaz de matière visuelle et tactile de façon à ce qui ne puisse y avoir aucune possibilité de confusion, certains gaz étant toxiques à certaines profondeurs. |